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Publié : 7 juin
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Exposition : Montant Habillés Descendant Les Escaliers

Du 30 mai au 30 juin 2018, de 8h à 17h, du lundi au vendredi dans le hall du collège Claude Bernard à Grand-Quevilly.

À l’occasion du Festival Duchamp dans sa ville, nous avons le plaisir de vous inviter à découvrir l’exposition Montant Habillés Descendant Les Escaliers.

Cette exposition sera visible du 30 mai au 30 juin 2018, de 8h à 17h, du lundi au vendredi dans le hall du collège Claude Bernard, Le Grand-Quevilly. Avec la participation des élève des classes de 4ème en EPI éducation musicale/arts plastiques. "

Voici un texte présentant la vidéo : "Installation vidéo visuelle et sonore"

Classes de 4ème du Collège Claude Bernard à Grand-Quevilly
avec la participation de leurs professeures Yolande Olbert et Véronique Saliot.

Marcel Duchamp tente de traduire le mouvement au moyen de la peinture. C’est fort. Sans doute s’est-il inspiré des chronophotographies de Muybridge et de Marey, deux artistes-inventeurs qui préfigurèrent l’invention du cinéma. Il se sentait proche des recherches cinématographiques de son époque. En effet, l’artiste décompose le mouvement et pour cela il se désintéresse des détails de la figure humaine qui ne pourraient que le figer.

Pourtant Marcel nous parle de nu, mais ici ça n’a plus rien de classique, il ne s’agit ni de déesse, ni de beauté. Où est le nu ? C’est un amas de formes brunes. Ça n’a rien de réel. Dans un premier temps nous-mêmes avons vécu cette révolte. C’est inadmissible, ce n’est plus un corps, on ne voit rien.
« Le nu anatomique n’existe pas, ou du moins, ne peut pas être vu, car je renonçai complètement à l’apparence naturaliste d’un nu, ne conservant que ces quelques vingt positions statiques dans l’acte successif de la descente ».
Il n’y a pas vraiment de figures à contempler, ni de nus, ni d’habillés mais une mécanique du mouvement, un mouvement très basique répétitif, un être humain sans visage mais qui suggère que son fonctionnement peut être assimilé à celui d’une simple machine !
Pourquoi ne pas animer ce tableau, lui apporter encore plus de mouvement, imaginer la musique des pas et une atmosphère sonore ?

Nous avons monté puis descendu puis remonté en essayant de vivre cette action si élémentaire. Il doit y avoir un quelconque mystère à tout cela, jusqu’à ne former qu’un grand corps coordonné dans le même mouvement, dans une même dynamique.