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Publié : 12 mai 2015
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Le temps d’un espace

Le propos tenu par cette séquence est la durée du temps mais comme analogue à l’espace pouvant être une trace visuelle et ce par l’utilisation des Smartphones.

Le temps est une notion intrinsèque qui régie la structure sociale de chaque être humain, modélisant ainsi son quotidien. Le temps agit donc comme une mesure indéfectible et universelle pour se fondre tel un cadre dans lequel se succèdent des actions, des événements devenant alors analogue à l’espace.
Par sa définition propre du latin tempus, il provoque la division de la durée pouvant ainsi incarner un moment, un instant.
Néanmoins comment se fait-il que la durée dans le temps (temps objectif), se perçoit (temps vécu) différemment selon les individus suivant les lieux dans lesquels ils se situent et les actions qui s’y produisent ? Alors se pourrait-il que le temps qui passe soit une notion subjective selon les individus car elle promeut l’affecte de tout à chacun ?
Ainsi la problématique centrale pour cette séquence serait : comment mettre en tension la fugacité du temps ressentie par rapport à l’espace, au lieu dans lequel je me situe et de l’action que je suis entrain de faire ?

Dans l’amorce du sujet, la sollicitation suivante fut donnée aux élèves « J’ai l’espace mais je suis le temps », suivie de cette demande :
Après avoir fait le choix d’un espace, d’un lieu dans l’enceinte du collège, réinterprétez, par une mise en scène et par l’utilisation seule de votre Smartphone, le temps qui passe :- êtes-vous de ceux qui ont l’impression que le temps leur échappe ou de ceux qui subissent le temps ?-
Afin que les élèves se saisissent au mieux des enjeux et des objectifs de cette séquence, un tableau leur est distribué pour qu’ils puissent établir un cheminement réflexible et plastique qui les aidera à révéler et déterminer le sens de leur travail.

Le support visuel prendra la forme d’une image photographique effectuée par un appareil spécifique et quotidien : le Smartphone.
En effet le choix technique s’est posé sur cet outil car il est devenu omniprésent dans nos vies pour diverses raisons notamment celle du lien social permettant de capturer des images, des instants de vie et de les partager avec son entourage sur le moment, comme pour garder trace et attester du temps présent avant qu’il ne devienne passé. Ces appareils sont donc des moyens spontanés de révéler et de rendre compte, même si cela reste une représentation, de la réalité, d’une réalité, de notre réalité.
Ainsi les élèves sont amenés à réfléchir sur la dimension artistique que peuvent fournir leurs appareils en les utilisant à des fins plastiques jouant avec la composition, prise de vue, rythme, cadrage / décadrage…Mais aussi avec les logiciels et applications provenant de leurs appareils pour pouvoir effectuer des retouches nécessaires (accentuer /diminuer la luminosité, recadrer, intensité des couleurs, noir et blanc, flou…).

Pour terminer, une fois les réalisations rendues et visualisées. Il s’est avéré que les travaux qui fonctionnaient le mieux étaient ceux dont une tension palpable entre deux temporalités se faisait ressentir dans un même cliché. Par ailleurs l’utilisation du photomontage via les Smartphones (introduction de textes, d’images) ainsi que l’importance donnée aux accessoires apparaissaient plus comme un artifice et non porteur de sens qu’une plus value.
Quasiment pour tous, au fur et à mesure des séances, les élèves se sont appropriés le sujet et intuitivement ont considéré leurs appareils comme un outil plastique à part entière allant même, puisqu’ils travaillaient en groupe, à s’échanger les photos pour des opérations techniques.


Le temps d’un espace

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